2. Comment ça peut fonctionner

Une opération musique et pensée (transferts de perception).

Soit un philosophe ; soit un concept propre à la pensée dudit philosophe et considéré comme central au sein de celle-ci (si vivant, le concept, qu’il puisse être perçu par tout un chacun comme potentiellement relié aux enjeux essentiels de sa propre existence).

Soit, par ailleurs, une situation concrète où la présentation vivante de cette action de pensée (un exposé public) est mise en situation de précéder une action musicale : la présentation « en concert » d’une œuvre majeure de l’histoire de la musique.

A quoi cela rime-t-il ?

Admettons tout d’abord que, par exemple dans le geste propre à telle musique, dans ce qui peut donc se percevoir comme une composante (non immédiate mais essentielle) de l’esprit même de celle-ci – admettons que, de manière subtile, ce caractère qui nous apparaît nous évoque, nous semble rejoindre … de l’idée, un aspect d’une pensée, de l’humanisme  (à vrai dire, ce caractère se révèle à notre esprit en coïncidant avec ceci) ; une caractéristique importante de ce que manifeste cette musique se présente donc, se perçoit – non pas conceptuellement mais dans sa manifestation sensible – en correspondance avec quelque chose que nous associons au domaine de la pensée.

Ainsi, concrètement, peut-on avoir intérêt – mais de manière subtile, sans esprit démonstratif – à associer formellement le phénomène musical à de la pensée verbalement exposée, et le mettre ainsi en situation de se manifester comme relié de façon précise (et … selon l’esprit, et non la lettre) à celle-ci. Ceci, donc, cette confrontation « en direct » dûment organisée, étant censé permettre d’enrichir le sens que nous accordons à la musique (les enjeux qui sont au-delà de son propos), lui accorder comme un renouveau d’urgence.

Et ce, sans mettre de côté le fait que, par ailleurs, quant à ce fameux « sens », l’art  continue sans doute à proposer une solution propre, indépendante et satisfaisante.

Voici l’expérience qu’il nous intéresse de tenter.

En outre,

si l’on part de ce principe simple : les grandes œuvres d’art et la pensée traitent fondamentalement des mêmes enjeux – l’opération consistera en une opposition (ou confrontation) de manière ; ceci ne revient-il pas à poser la question de la relation de la musique à ce qui, dans l’esprit humain, s’exprime par le moyen de l’expression verbale ? C’est donc ici le phénomène musical lui-même qui est en question…

Enfin, que signifiera pour le penseur que de se trouver ainsi, non pas incidemment, mais formellement contrebalancé par l’expression musicale ? pour celui-ci, que représentera l’expérience consistant à rendre perceptible telle ou telle notion de sa pensée à travers la manifestation vivante d’une œuvre d’art ?  – l’un des prolongements de l’expérience consistera donc en une question.

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